Un dernier regard sur la campagne électorale du 1er tour

Publié le par François Champel

La campagne électorale que nous venons de vivre en ce début d’année 2017  est à tous points de vue   bien décevante… Espérons que la suite le sera un peu moins… et que le deuxième tour nous  apportera quelque agréable surprise…

Décevante, elle l’est évidemment avec cette affaire  lancée et savamment entretenue par le Canard enchaîné qui, en l’occurrence, s’est fait le porte-parole d’une équipe animée par des sentiments et des intentions bien sûr non exposées au grand jour… S’agit-il d’un acte de vertu républicaine, inspirée par le noble soucis d’ « informer » le bon peuple de France ? Ou, plus simplement, d’une action sordide,  qui déshonore leurs auteurs ? Avec, en prime, le sabotage d’une phase importante de ce que nous appelons encore « la démocratie »… Chacun jugera à sa manière… (« à sa manière »,  c’est-à-dire selon le niveau d’intelligence et de moralité personnelle dont il est lui-même porteur…)

Décevante, elle l’est aussi par le niveau des programmes exposés et des débats télévisés, mal conçus, mal organisés et mal dirigés…

Passons sur la question des débats… Il y aurait trop à dire… et limitons-nous à une simple remarque concernant les projets proposés, pour dire en quelques mots qu’ils se situaient au niveau de programmes de gouvernement, mais jamais à celui de ce que devraient être de  vrais programmes de présidence…

« La critique est facile, mais l’art est difficile »… Aussi,  moi, qui critique, je devrais me montrer capable de dire quel serait mon programme de présidence si par malheur pour notre pays je me trouvais dans la position d’un candidat à la présidence de la République…

Sans y avoir bien réfléchi (car, dans les conditions actuelles, il serait inutile d’approfondir la question…), je ferais au moins trois propositions… Lesquelles ? Je ne vous le dirai pas (du moins pas aujourd’hui …) pour la bonne raison que je n’exclus  pas que l’un des deux candidats du deuxième tour puisse être amené à  faire lui-même l’une ou l’autre de celles que j’aurais formulées… (on ne sait jamais !) et que, dans ce cas,  je ne voudrais pas lui en retirer la paternité ! (même si elle serait alors celle de l’obscur inconnu que je suis…)

Par contre, si je ne dis rien aujourd’hui, pourquoi ne m’exprimerais-je pas après les élections ? Même si mon influence sur l’opinion est infime ou nulle, en ma qualité de citoyen conscient de mes responsabilités,  j’estime devoir le faire… (le faire en toute simplicité et sans prétention, sans avoir l’ambition d’émettre des idées géniales, mais seulement pour donner l’occasion de lancer des débats d’idées qui, sait-on jamais ? pourraient s’avérer utiles…. Ne serait-ce pas faire concrètement preuve d’esprit démocratique ? Sans laisser le soin aux « gens du haut » de penser pour tous les autres ?  Et puis, au fond, pourquoi telle ou telle de mes idées (qu’aucun de nos prestigieux élus n’émet jamais…) ne serait-elle pas aussi bonne que les leurs ? Les citoyens sont-ils nécessairement moins intelligents que nos gouvernants ? Peut-être pas ! Du moins pas tous ! Par contre, ils ont un énorme avantage sur eux : celui d’être désintéressés…

Un débat après les élections aurait un énorme avantage : celui nous faire sortir de la vallée des idées banales – voire des marécages embrumés et nauséabonds… - pour nous élever,  sinon sur les sommets des montagnes ! du moins sur les pentes des collines environnantes à la portée des marcheurs ordinaires que nous sommes tous…

A bientôt !

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