Les sondages : La pire des choses !

Publié le par François Champel

Tels qu’ils se trouvent utilisés pour les campagnes électorales, les sondages constituent une vraie  maladie, pour laquelle on aurait de bonnes raisons  de créer un nom – en l’occurrence : « la sondagite »…  Dans les faits, tels qu’on les observe, ils aboutissent à la pire des choses pour une société moderne : un vrai sabotage du bon exercice de la démocratie.

Evidemment, les sondeurs professionnels – et, avec eux, les commentateurs politiques… - en vantent les prétendus avantages, en affirmant – sans rire – qu’ils ont pour but d’informer les citoyens… On comprend bien leur position… mais, à priori, on devrait comprendre plus mal qu’ils ne fassent pas l’objet de critiques plus vigoureuses de la part des personnalités sensées penser la démocratie… Pourtant, en fait, tout se comprend parfaitement…

Les sondeurs font marcher leurs entreprises ; en les commandant et en les publiant, les grands journaux entretiennent leur image d’organes d’information efficaces (si possible autant que leurs concurrents directs, et, de préférence, mieux…) (Sans oublier qu’au passage, ils augmentent leurs ventes, leur chiffre d’affaires et leurs bénéfices…)

Tout cela est trop évident pour qu’il soit utile d’y insister…  Mais qu’en est-il pour les commentateurs indépendants ? Certes, ils ne retirent pas d’avantages financiers (du moins pas de manière directe…),  mais, d’une part, ils y trouvent le plaisir de briller devant les sots (ainsi que devant  beaucoup de gens intelligents, mais qui ne réfléchissent pas trop à la question, ou se montrent résignés devant un phénomène auquel ils estiment ne pouvoir s’opposer…) et, eux aussi d’accroître leur notoriété (surtout s’ils interviennent dans des émissions populaires de la télévision…). Ce, avec, en prime, l’espoir d’en tirer des avantages financiers – directs ou indirect… (par exemple par la vente de leurs livres ou la perspective de quelque recrutement par tel ou tel grand organe d’information…)

Pourtant, ces trois types de bénéficiaires ne sont pas ceux qui doivent nous poser problème, car, au fond, ils ne font que correspondre aux comportements ordinaires des hommes…  Par contre, il faut faire entrer en scène une autre catégorie de personnes, à savoir celle des politiciens – et, parmi eux, tout spécialement ceux qui se classent parmi les plus indifférents à la moralité ordinaire  (celle de la grande majorité des français, lesquels, eux-mêmes trop francs, croient encore à une certaine honnêteté de ceux qui les « informent » !)

On ne cherchera pas à faire l’inventaire de leurs procédés destinés à tromper le public – en vue,  bien sûr, d’amener leurs pauvres victimes à voter pour leur parti politique.

Je me contenterai seulement de signaler la manœuvre consistant à augmenter artificiellement le score de leur représentant – et, à partir de là, d’appeler à « voter utile » - qui trop souvent n’est qu’une forme illusoire de ce que j’ai appelé – hier ou avant-hier – « le vote hostile »

Quels sont les résultats possibles de tels comportements ? 1°) la possibilité de voir élu –d’une façon prétendument « démocratique » un député qui n’aurait pas dû l’être, 2°) l’affaiblissement des petits partis politiques et le renforcement des deux grands partis (donc jusqu’à maintenant  « la bipolarisation de la vie politique française…) (De Gaulle,   qu’est devenu le régime politique que vous auriez aimé voir s’installer en France !)

La campagne actuelle – avec la promotion artificielle de MACRON…  -  représente un cas inquiétant de cette sondagite… Pour la prospérité de notre nation ? ou pour son déclin ? Réponse après demain soir !

 

 

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