Oh le bon Monsieur Leroux ! Oh le méchant Fillon !

Publié le par François Champel

Ce n’est pas croyable d’assister à un tel déploiement de maladresses et de bêtise ! On en arrive jusqu’à entendre nos socialistes les plus représentatifs présenter l’ancien ministre Leroux comme un modèle de vertu républicaine ! à opposer à ce qui serait, selon eux,  la noirceur de François Fillon !

 

Ce brave Monsieur Leroux, n’aurait fait qu’employer ses filles mineures et les rémunérer largement sur les fonds publics reçus au titre de ses fonctions officielles… C’est vrai, on le concède, ce n’est pas bien… mais c’est une faute mineure ! Et d’autant plus pardonnable que ses enfants ont certainement beaucoup travaillé pour leur papa ! Mais, avec cela, quelle classe dans sa manière de se retirer ! Sans s’accrocher comme le fait ce vilain Fillon ! Auquel, comble de sottise ! le parti socialiste demande de retirer sa candidature à la présidence de la république !

 

Comme si le déversement d’une énorme quantité de boue, auquel on a déjà assisté dans cette belle campagne électorale ne suffisait pas, on lui ajoute maintenant un tombereau de sottise…

 

Mais pour qui les socialistes prennent-ils les Français ? Pour des imbéciles,  incapables de comprendre la grosse ficelle employée, qui consiste à faire d’une pierre trois coups : essayer de tirer son épingle du jeu dans une affaire embarrassante, blanchir un peu ce bon Monsieur Leroux, et, surtout, saisir l’occasion de montrer du doigt François Fillon.

 

Le pompon - si l’on peut dire… – c’est lorsque les socialistes demandent à François Fillon de retirer sa candidature ! Comme si, dans un combat électoral,  c’était aux adversaires qu’il revenait de choisir le leader du camp opposé ! C’est vraiment incroyable !

 

Autre bêtise, emboîtée dans une autre bêtise certes plus grande, c’est quand les socialistes comparent l’attitude du bon Monsieur Leroux qui se retire de la politique, à l’inverse de François Fillon qui persévère dans sa position. Comparaison proprement idiote, puisque les statuts des deux personnages sont totalement différentes, puisque l’un ne représente que lui-même - ou au mieux une décision de le choisir pour être ministre - alors que l’autre est un chef de parti et se trouve désigné à ce poste par 4 millions d’électeurs.

 

Mais pourquoi les hommes de gauche en veulent tellement à François Fillon ? Pourquoi se rabattent utiles sur des procédés aussi bêtes et aussi maladroits ? Sont-ils à ce point stupides ? Ou bien n’est-ce pas plutôt que, comprenant que François Fillon a de grandes chances de se trouver face à Marine Le Pen au premier tour des élections - devant leur poulain Emanuel Macron ? ils auraient totalement perdu leur sang-froid ? (Donc, au fond, ils ne sont pas totalement stupides…)

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Les adversaires coalisés autour François Hollande (qui sans doute est le chef d’orchestre de toutes ces manœuvres…) font une erreur monumentale : ils ont compris qu’une certaine proportion des Français est suffisamment peu éclairée pour ne pas comprendre leurs manœuvres et leur mauvaise foi, mais je crois qu’ils se trompent lourdement lorsqu’ils ne se rendent pas compte que beaucoup d’électeurs encore indécis sont capables de comprendre ce qui se passe. (On peut tirer sur une corde, mais il ne faut pas tirer trop fort, sinon elle se casse…)

 

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Le spectacle lamentable auquel nous assistons au cours de cette campagne  électorale (qui dépasse très largement celui de toutes les élections antérieures) a du moins un avantage : celui de faire connaître la valeur réelle d’une large partie des « élites » qui se prétendent qualifiées pour conduire notre pays… (et, en même temps, de faire comprendre ce qu’est la nature humaine, lorsqu’elle n’est plus retenue par une morale reconnue et assumée… Ce n’est pas tant le monde politique qui est malade… mais en réalité c’est notre civilisation tout entière… au point qu’aujourd’hui notre civilisation reste à reconstruire.               (Nous reviendrons en temps utile sur cette question d’importance essentielle…)

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