Ma position par rapport à deux des candidats à l’élection présidentielle

Publié le par François Champel

D’après les articles déjà publiés, certains vont penser que je suis un partisan inconditionnel de François Fillon… En fait, ma position est bien plus nuancée… Il est vrai que j’ai une préférence pour lui… Cependant, à ce jour, je n’ai pas pris de décision définitive  quant au sens de mon vote au moment de l’élection…

Si, dans ces articles, je semble me faire l’avocat de François Fillon (avec, j’en suis conscient, une franchise et une vigueur de nature à m’attirer l’ironie de certains… - et qui me fait d’ailleurs sourire de moi-même !), c’est vrai,  c’est un peu dans l’intention de défendre François Fillon…  Mais en réalité et à titre principal, mon véritable but n’est pas de le faire élire (d’ailleurs mon influence est infime !) mais d’essayer de lutter contre des comportements inadmissibles. C’est là le vrai sujet, le sujet véritable.

À mes yeux, tous les candidats méritent le respect… (y compris celui - ou celle…  - chez qui je crois percevoir une dose apparemment trop élevée de démagogie et de manque de sincérité… Y compris aussi François Fillon (dont le comportement  a été  certes critiquable, mais jusqu’à un point, dont on ne peut préjuger … (peut-être était-il en réalité : faible, moyens, élevé, ou très élevé… mais là n’est pas la question !)

Pour les électeurs que nous sommes, la vraie question à propos de François Fillon, ce n’est pas son degré de moralité ou d’immoralité personnelle, mais de savoir si, par son programme et  par son caractère, c’est le plus capable de diriger la France conformément à nos véritables intérêts… Certes, du point de vue de l’intérêt national, le degré de moralité d’un élu, a une incidence sur ce qu’est - ou sera - la qualité de sa gestion des affaires… mais il faut comprendre que cette influence est faible par rapport à celle liée à son degré de lucidité et à sa force de caractère. Il en résulte que c’est une gigantesque sottise de choisir ou de rejeter un candidat au nom d’un comportement privé critiquable quel qu’il soit ! On doit le juger sur sa capacité à être ou ne pas être un homme d’État ! (À titre accessoire, il faut d’ailleurs comprendre que c’est encore plus critiquable dans la mesure où l’on est très loin de savoir quel est, sur ce plan, le comportement des concurrents…)

Ce qui est totalement inadmissible dans « l’affaire Fillon », c’est que les électeurs Français aient été trompés en jouant sur leurs sentiments de justice et d’honnêteté ; ce, avec des moyens moraux plus que contestables et dans un but évidemment lié à une ambition politique inavouée mais évidente, de certains politiciens de seconde zone, qui restent soigneusement cachés … Une fois de plus ,pendant des semaines, « le peuple du bas » a été manipulé et trompé, non pas par « le peuple du haut », mais par une fraction,  la plus immorale qui soit… Ceci,  avec la complicité du Célèbre et vertueux « Canard Enchaîné », que beaucoup de gens considèrent - comme il l’a souvent été … - comme un important pilier, parfaitement désintéressé ! de l’honnêteté et de la démocratie !

En dehors de l’aspect moral, ce qui est aussi regrettable, c’est d’avoir poussé les Français à réagir comme des moutons, faisant entièrement confiance à un berger plus ou moins caché et, pour beaucoup, d’avoir renoncé à exercer leur sens critique (par exemple en s’offusquant - certes à juste titre… - des gains financiers du candidat Fillon, alors que quasi-totalité des plus hauts personnages du monde politique fond de mêmes et souvent bien pire !  Et que les gains de chaque responsable politique éventuellement concerné sont infiniment plus modestes que ceux des grands patrons de la finance internationale (et, bien sûr, français), contre lesquels nos vertueux journalistes se bornent seulement à faire de l’humour…

Ce qui est très grave, c’est, en détournant l’attention des électeurs, d’avoir tué le débat bat démocratique, le combat à la loyale entre les différents programmes  aussi bien qu’entre les candidats qui, pour l’avenir de la France, doivent être jugés au crible de leur capacité à gouverner et à celui de la force de leur personnalité…

La grande question qui se pose, c’est « pendant combien de temps va durer cette affreuse comédie publique ?  Pendant combien de temps encore,  et selon quelles proportions, les électeurs se laisseront - ils  manipuler ? Leur sommeil pourra t-il durer pendant tout le mois qui vient ? »

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Malheureusement, celle-ci n’est pas la seule question… car, après s’être laissés duper par une accusation dans le sens de la méfiance, il semble que, dans une deuxième phase de la campagne électorale, les électeurs soient toujours prêts  à se laisser séduire, cette fois par un jeune candidat providentiel, sensé représenter l’intelligence, le charme, le renouvellement et toutes les qualités qu’on n’a jamais trouvées depuis fort longtemps chez nos hommes politiques !

Évidemment, en termes explicites – et francs -  je vise Emanuel Macron. Mais je le fais,  non pas pour condamner les chances d’une élection  de quelqu’un qui, au fond, qui sait ? la mérite peut-être… Je le fais seulement pour exprimer à la fois ma crainte de voir - une fois de plus - les Français se laisser tromper… je le fais surtout pour faire part des doutes qui sont actuellement les miens… je ne le fais pas pour démolir une candidature,  mais pour fournir quelques pistes de réflexion à ceux qui sont conscients qu’il faut beaucoup de temps pour connaître et juger un homme (surtout s’il a des qualités évidentes de comédien… c’est-à-dire une grande aptitude à créer l’illusion…) On aura compris que je suis prudent à son égard, mais sans sectarisme, et sans exclure de voter pour lui dans le cas - à mon avis peu probable…-  mais pas impossible– où, finalement,  je m’apercevrais qu’il représenterait la meilleure chance pour la France.

Je ne vais pas faire le tour complet des sentiments et impressions que m’inspire ce candidat ; à l’heure présente, je ne suis pas assez informé pour le faire et, tout prosaïquement, je dois limiter aujourd’hui la longueur de cet article.

Parmi les éléments qui me déplaisent,  je mets bornerai seulement à en citer deux - de natures très différentes :

  • D’abord, je suis choqué par sa manière de s’adresser à la foule de ses admirateurs (pour beaucoup venus là pour assister à un spectacle et se sentir vibrer dans une grande  assemblée un moment unie enthousiaste) ; je suis ce choqué par sa manière de les prendre pour des imbéciles … (Je suis, par exemple, troublé de l’avoir entendu dire - suprême et ridicule démagogie ! - : « je vous aime farouchement ! » : On dirait que c’est un saint qui parle…  et même le Christ ! Ou qu’il est de Gaulle, lorsque, après cette déclaration d’amour, il ajoute - comme le général à Alger en 1968 - « je vous ai compris ! »).
  • Surtout, j’ai été profondément choqué de l’entendre dire à Alger que le colonialisme constituait un crime contre l’humanité… De la part d’un futur chef d’État supposé,  qui prétend représenter la France, dire une chose pareille dans un pays étrange, anciennement colonisé par la France, me semble, comme à beaucoup, une triple trahison : trahison non seulement de la nation française, mais trahison de l’intelligence et de la vérité historique… (Cet homme est-il vraiment quelqu’un de cultivé ? Et encore si ce n’était que cela ! Ce qui est le plus grave à mes yeux, c’est que, face à des chefs d’État étrangers, au lieu de se montrer ferme et de vouloir défendre notre pays, il est à craindre qu’il cède, là aussi, à la tentation de plaire à ses interlocuteurs - de les charmer, comme, en bon comédien, il s’efforce de le faire, à l’intérieur de nos frontières, auprès des foules qui viennent l’acclamer… En l’occurrence ce que je regrette surtout c’est que beaucoup de Français n’ont pas compris l’importance et la signification d’une telle erreur - et que dans l’amnésie généralisée… - ils sont prêts à oublier ce fait d’une importance informative pourtant capitale… En l’occurrence, si, par ses paroles - par ses paroles– il a ressemblé au général De Gaulle à Alger, quant à lui, dans la même ville, il s’est placé à l’extrême opposé : d’un côté :  le courage et la fermeté d’un homme d’une immense valeur ;  de l’autre : la faiblesse d’un charmeur…

Par rapport à tout ce qu’il y aurait à dire, tout ceci est peu de choses, mais nous aurons plus tard  l’occasion de revenir sur ce sujet… (Peut-être, qui sait ? Pour constater qu’il s’est rattrapé ? Ou, au contraire, qu’il a donné de nouvelles raisons de douter…)

(Après de tout ce que je viens de dire là, il vaudrait mieux pour moi qu’il ne soit pas élu, car alors il pourrait se souvenir de moi… mais ce n’est pas grave, car je ne suis qu’un citoyen bien ordinaire, dont il n’entendra jamais parler…)

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« perplexe  ou désintéressé » :  ?

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