Les quatre phases de la campagne électorale

Publié le par François Champel

Sauf le cas où les visiteurs du blog n’auraient rien à faire, je leur conseille de ne pas perdre leur temps à la lecture de cet article (que je publie quand même, bien qu’il n’apporte rien de nouveaux – ou pas grand-chose… - simplement parce qu’il peut quand même intéresser quelques visiteurs peu exigeants… qui pourront peut-être se satisfaire d’une claire schématisation claire et, il me semble, assez conforme à la réalité …) (Voyez comment je fais ma propre promotion ! Décidément je ne ferai pas un bon politicien !  mais je dis quand même que j’ai en réserve d’autres articles à mon avis beaucoup plus intéressants…)

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Après les deux phases des primaires, observables aussi bien à droite qu’à gauche, celle des débats et celle du vote, on peut considérer que la vraie campagne se déroule, quant à elle, en quatre phases.

Ces phases sont cependant placées sous le signe d’une constance : la coexistence permanente entre deux électorats : d’un côté, celui des électeurs - de droite, de gauche d’extrême droite, d’extrême gauche - vigoureusement accrochés à leurs conceptions permanentes, qui ne changeront jamais d’opinion et jugeront tous les faits révélés à l’aune de leurs préférences et de leurs préjugés ; de l’autre, une masse  - de plus en plus importante - de gens sans opinion, désorientés, désarçonnés par l’avalanche des « révélations » constituées par un mélange d’informations vraies et d’informations fausses…   soigneusement distillées, qui ont pour caractère commun d’être commentées  de tous les côtés avec une partialité soigneusement cachée.

C’est cette masse flottante, ballottée  au gré des nouvelles, tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, qui, finalement, conduira au choix de notre prochain président de la république !

Voici ces quatre phases :

Les escarmouches : petits débats relativement courtois entre les candidats et leurs supporters… Au cours de cette phase, les électeurs réagissent avec un certain détachement ; peu informés et en grande partie livrés à leurs préférences traditionnelles,  ils se contentent de faire une première évaluation des candidats, de leur programme et accessoirement de leurs personnalités.

Le déchaînement de la colère : colère contre un homme censé, à lui seul, représenter, aux yeux des Français,  tout ce qu’il y a d’inadmissible dans la manière  dont les élites politiques gèrent les affaires de notre pays…

Puis vient l’espoir d’un avenir meilleur, porté par un homme jeune,  qui, au contraire, faire rêver une proportion notable de l’électorat français…

Ainsi, le sentiment des Français est passé progressivement de la révolte à l’espoir, du matraquage d’un homme connu et expérimenté, mais qui incarnait à leurs yeux les vices dont ils ne voulaient plus, à l’engouement en faveur d’un homme nouveau, sans véritable expérience du pouvoir, porteur, non pas d’un grand espoir (les Français sont trop blasés pour cela !) mais, du moins, d’un préjugé favorable lié à sa jeunesse, à son dynamisme et à son aptitude à haranguer  les foules… (comparable - dans un style,  il est vrai, différent… - à celle de Mélenchon…)

Que sera la quatrième phase ? (Celle qui arrivera dans les 8 à 15 jours précédant le premier tour de l’élection présidentielle…)

Normalement, on peut penser qu’après un défoulement de plusieurs semaines, suivi d’un rêve, dans lequel tout était rassurant, mais n’engageait à rien de sérieux… beaucoup d’électeurs, sentant que, désormais, ils ont à prendre une décision très grave pour leur avenir…  seront amenés  à réfléchir très sérieusement à l’engagement irrévocable qu’ils s’apprêtent à prendre dans les tout prochains jours désormais tout proches…

Dans la mesure où cette prévision, devrait se révéler exacte, on aurait à s’attendre à la possibilité d’assister dans les derniers jours à un très profond bouleversement du rapport des forces entre les différents candidats… Or une telle hypothèse, déjà parfaitement logique par elle-même, se trouve largement confirmée par ce qui s’est passé - dans des circonstances nettement moins déterminantes - au moment de la primaire des républicains…

On a d’autant plus de raisons de le penser que le match Emmanuel Macron-François Fillon, engagé pour la seconde place [après celle de Marine Le Pen] ressemble à s’y mettre prendre au match Alain Juppé-François Fillon du mois de décembre dernier…

Dans le combat qui va se passer entre la passion et la raison, beaucoup dépendra de la qualité des programmes et des débats de la dernière semaine… mais, plus encore, de la force qui se dégagera - ou ne se dégagera pas… – des compétiteurs en présence

Passés, dans les 10 derniers jours de la passion à la raison, on peut penser qu’à la veille et le jour du scrutin, on se trouvera dans une nouvelle phase (une cinquième très courte…) qui fera passer de la raison au sentiment traditionnel, auquel nous sommes tous soumis,  celui du ralliement à la forte personnalité qui impressionne le plus par son expérience et surtout par sa force de caractère…

Avis aux sondeurs, aux politologues bavards – comme moi aujourd’hui… - aux parlementaires, fidèles ou transfuges de leur parti - et à tous les Français :   Il résulte de tout cela que les sondages actuels - dont on connaît désormais la vanité – ne veulent pas dire grand-chose et que d’énormes surprises peuvent se révéler au cours de la dernière semaine de la campagne et plus encore au soir du premier tour de l’élection. Mais nous verrons bien ce qui se produira et qui triomphera… (Au lendemain de l’élection,, je relirai cet article pour essayer de voir s’il constituait une bonne prévision…)

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Vous pouvez le faire en utilisant les lettres « a » en cas d’accord, ou « d » en cas de désaccord (ou encore le point d’interrogation  « ? » dans le cas de perplexité ou d’indifférence…).

Cela, selon les conventions suivantes :

« Tout à-fait d’accord » : aaa ;   « dans l’ensemble, d’accord » ; aa ;      assez d’accord :    a

« En total désaccord » :  ddd ;  « surtout en désaccord » :   dd ;   « plutôt en désaccord » :  d

trouve une solution en se tournant vers un homme providentiel cherche une solution en se tournant vers un homme président providentiel « perplexe  ou désintéressé » :  ?

Et ensuite d’aller à la dernière ligne de l’écran

qui vous permettra d’ailleurs, si vous le souhaitez, de faire vos commentaires personnels…  

 MERCI !

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