Election présidentielle : de Macron et de Fillon, lequel je préfère ?

Publié le par François Champel

  Si j’étais du style  « volons au secours de la victoire ! », ou « rejoignons ceux qui crient le plus fort ! » ou « écoutons les sondages - qui, comme chacun sait, prévoient si bien les résultats des élections », « si je me laissais influencer par le matraquage quotidien de la presse télévisuelle » autrement dit : si j’étais un mouton, sans personnalité, sans jugement personnel…et sans courage,  il est évident que ma préférence irait actuellement à Macron… (Mais que l’on ne se méprenne pas, ma remarque porte sur les admirateurs du personnage - ou du moins de trop d’entre eux… - mais pas sur Emmanuel Macon lui-même…)

 

Mais, quant à moi, ce qui m’intéresse ce n’est pas ce que disent les journalistes, les hommes politiques,  les réseaux sociaux, c’est l’idée que je me fais personnellement, en toute indépendance, lorsque j’entends et je vois les programmes et surtout les attitudes - et les aptitudes, ou les inaptitudes - des différents candidats…

 

Avec cela, je préfère aller aider un candidat injustement mal placé - qui représente peut-être une  chance pour la France - que d’aller ajouter ma voix à celle d’un candidat qui n’en a même pas besoin ! mais qui me permettrait peut-être (peut-être…), le soir de l’élection, pressé de tous côtés par la foule autour de moi,   de crier : « victoire ! » (Comme si c’était la mienne personnelle ! Tout cela avec que le risque, à peu près certain, d’être profondément déçu au bout de quelques mois…)

 

Ce n’est pas que j’aime aller aider les perdants : je préfère apporter mon appui à ceux dont je pense qu’ils présentent la meilleure chance pour la France. Ce, même s’ils sont mal placés dans les sondages, et plus encore s’ils le sont ! Je ne suis pas une girouette orientée par le vent dominant… je ne suis pas non plus la tour qui la supporte - car une tour symboliserait mal ma faiblesse personnelle… - mais comme le piquet sur laquelle on l’aurait fixée…

 

Je ne suis pas non plus un paresseux qui se contente de quelques vagues intuitions pour juger les candidats… je réfléchis, je compare, je travaille, j’essaye de comprendre, et, quand les données me paraissent suffisamment claires,  je décide : je choisis et j’élimine et je fais part de ma position à ceux qui veulent bien m’écouter… (quitte pour eux, bien sûr, à se faire librement leur propre opinion…)

 

C’est ainsi qu’entre Emanuel Macon et François Fillon, j’ai résolument choisi le second. Cela pour tout un ensemble de raisons - exprimables de manière rationnelle - que j’exposerai dans les articles qui suivrontt…

 

Cependant entendons-nous bien : je prends position sans le moindre fanatisme : selon le critère qui est le mien, je cherche d’abord et avant tout à servir l’idée que je me fais de l’intérêt de notre pays… aussi je ne mets pas mon candidat sur un piédestal (surtout que ce serait bien difficile, lorsqu’on sait que, pas plus la plupart des autres politiciens, on ne peut considérer qu’il soit irréprochable…)

 

Dans cet esprit, François Fillon ne représente pas pour moi un idéal, ou un modèle : il est seulement à mes yeux celui,  que, parmi ses concurrents, dans les circonstances présentes, je considère comme le plus capable de servir l’intérêt de la France. C’est si vrai qu’à partir du moment où il sera peut-être élu - et où il n’aura alors plus besoin de moi (à un niveau infiniment modeste !), J’adopterais à son égard une attitude critique, inspirée par mes propres conceptions personnelles sur l’intérêt de la société à laquelle nous appartenons…

 

Je pose la question : parmi les soutiens d’Emanuel Macon et de François Fillon, combien de leurs partisans ont ce genre d’attitude ? Malheureusement il semble que la passion - la sotte passion de quelques semaines de campagne - soit, bien plus que la raison, le moteur de ces gens enthousiastes qui applaudissent à tout crin leur idole du moment. Si mon appréciation est vraie, et bien abstenons-nous de faire comme eux.

 

J’ai dit que je ne mettrai pas François Fillon sur un piédestal, mais je dis aussi, qu’en sens inverse, je me garderai de placer Emmanuel Macron dans un marais de médiocrité…. (ce qu’évidemment il ne mérite pas !) Je comparerai impartialement leurs qualités et leurs défauts… En insistant, il est vrai, sur les défauts d’Emmanuel Macon - dont, à mon avis, on ne voit pas assez les insuffisances… et,  inversement, sans m’attarder sur le défaut de la cuirasse de François Fillon, puisque ou  le monde connaît… en lui donnant une importance politique exagérée). (De même que je ne vole pas au service de la victoire… de même, je ne tire pas sur les blessés !)

 

D’aucuns me traiteront de rêveur, d’ idéaliste… rêveur je ne le suis certainement pas, mais idéaliste je le suis incontestablement - et je considère cela comme un honneur… d’autant plus que mon idéalisme s’accompagne d’un profonde réalisme - qui fait notamment que je ne condamne pas bêtement les écarts de François Fillon au nom  la saine morale (que ses hypocrites détracteurs ne pratiquent pas plus que lui…). Je ne le condamne pas, non pas, bien sûr, parce que, moi, l’idéaliste supposé, j’approuverais tous ses comportements…  mais parce que je sais que, comme tous les hommes - comme vous qui me lisez en ce moment et comme moi-même ! - nous avons tous nos défauts… (à l’exception, bien sûr des journalistes du canard enchaîné et de tant d’autres de leurs comparses…) Surtout, je ne veux pas l’éliminer de la course à l’élection présidentielle, parce que ce qui compte pour nous les Français, ce n’est pas telle ou telle faute - d’une gravité que chacun juge selon ses passions… sa naïveté ou sa sottise…) commise dans le passé… C’est son degré d’aptitude à bien conduire notre pays et à le défendre dans le monde… je crois que de ce point de vue la fermeté (« l’entêtement » disent ses rivaux) dont il a fait preuve constitue l’un des grands atouts marquant sa capacité à gouverner…

 

Je crois que ma position est très minoritaire, mais je pense que les Français, trop longtemps trompés par des manœuvres grossières, se ressaisiront et reconnaîtront les valeurs respectives des différents candidats… ils sauront différencier le vernis apparent du bois qui le supporte.           Aussi je crois qu’au cours de la dernière semaine avant la l’élection et surtout dans les deux derniers jours précédant et accomplissant le vote, beaucoup se ressaisiront… je pense qu’alors François Fillon deviendra un héros aux yeux de ses anciens partisans et peut-être plus encore de ses anciens adversaires qui se courberont devant lui…

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