Deux « plans B » : similitudes et différences...

Publié le par François Champel

Parmi d’autres curiosités, cette étonnante campagne électorale aura vu l’émergence de deux « plans B »… Le premier, bien connu, est celui qui a vu une importante proportion d’un grand parti politique lui tourner le dos, pour tenter, , autour d’un deuxième homme, de conduire ses protagonistes vers un nouvel espoir... Le second,  également bien connu, bien que très analogue au précédent, n’a pas reçu la dénomination de « plan B », ce que ce qu’incontestablement il est pourtant…

Autour de cette définition commune - de légitimité incontestable – il n’y a évidemment pas une totale identité, mais des ressemblances, des différences - et des « différences-ressemblances » (des deux côtés tantôt avouées, tantôt inavouées)

Liste des ressemblances - et  « des différences-ressemblances »

  • les deux se déroulent au cours de la même campagne électorale,
  • les deux sont fondées sur une crainte et un espoir… la crainte, c’est de voir son parti et ses idées ne plus être représentés - ou très mal représentées - dans les cinq années à venir… l’espoir c’est, bien sûr de trouver une solution, à cette problématique…
  • les deux représentent une renonciation et une trahison aux valeurs de son parti politique : dans un cas, le viol de la volonté,  démocratiquement affirmée de 4 à 5 millions d’électeurs ; dans l’autre, la trahison des valeurs traditionnelles de la gauche…
  • les deux trouvent une solution en se tournant vers un homme tout désigné : Alain Juppé dans le premier cas est Emanuel Macron dans le second…
  • des deux côtés, bien sûr, on invoque des motifs très nobles, mais il n’échappe à personne que les véritables motivations, comme toujours, sont le souci d’une réélection aux prochaines élections législatives…
  • le motif, évidemment toujours noble, est, une fois, la préservation des « valeurs » de la droite et la légitime défense des électeurs de cette sensibilité ; l’autre fois, la volonté de faire barrage à Marine Le Pen, qui risquerait - paraît-il (contre toute vraisemblance  -mais peu importe!) d’être élue au second tour….

Cependant les deux situations correspondent à des différences assez profondes :

  • d’un côté, l’homme providentiel, semblait très désireux de voir réussir ce « plan B » ; de l’autre, tout en en étant heureux, il affecte d’accueillir les transfuges avec un détachement apparent…
  • d‘un côté, les candidats au départ se heurtaient à un énorme obstacle, celui de la légitimité d’un homme qui avait reçu l’appui de millions de Français ; de l’autre, ils n’étaient que faiblement retenus par leurs seules sentiments d’appartenance à un vieux parti traditionnel ;
  • dans le premier cas, le sort du plan B a été définitivement tranché par son rejet et l’on a assisté au retour des conjurés dans le giron de leur parti ; tandis que, dans le second, on en reste à une sorte de statu quo
  • enfin, énorme différence, alors que les élus de droite n’ont pas renoncé à leurs idées, il en va tout autrement pour ceux de gauche… (mais on les comprend bien… puisque leur regard sur le monde se divise désormais en deux tendances parfaitement visibles : celle, officielle de Benoît Hamon et celle, minoritaire, de Manuel Valls (auxquelles il faudrait ajouter celle de Mélenchon qui fait cavalier seul hors du parti socialiste…) Si bien que le parti de droite n’a pas explosé, alors que celui de gauche n’existe plus…
  • Enfin, si on sait aujourd’hui que le premier B a fait long feu, pour le second, on ignorera encore pendant plusieurs semaines quel sera son destin : la réussite avec l’élection possible d’Emmanuel Macron ? ou, au contraire, son succès…

Similitude ? Ou différences?

  • Une question demeure : alors que le premier plan B n’a manifestement été qu’une illusion… que donnera le second ? À la fois pour l’influence qu’il aura sur le choix du futur président ? et sur les chances de réélection des parlementaires, qui, ayant franchi le Rubicon, ont perdu tout repère idéologique et ne représentent plus rien dans le paysage politique français - sauf un contingent supplémentaire de fidèles à Emanuel Macon, lequel, en dehors de quelques propositions techniques, semble actuellement n'avoir ni vision, ni véritable projet, ni idéal pour notre nation... (ce en quoi, d'ailleurs, il ne se distingue pas beaucoup par rapport à ses concurrents... - sauf de la part de Benoît Hamon...

Quelle que soit la réponse que l’avenir immédiat apportera à cette question, une chose est sûre, c’est que le parti socialiste, encore fidèle à sa tradition politique, se trouve réduit à une force d’importance très secondaire ; tandis que le parti de droite - en dépit de son affaiblissement actuel, provoqué par « l’affaire Fillon » - continuera à exister (et peut-être même à se renforcer ?)

Les "pans B" constituent la marque des fuyards dans le contexte d'un monde politique traditionnel qui s'effondre...

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« En total désaccord » :  ddd ;  « surtout en désaccord » :   dd ;   « plutôt en désaccord » :  d

trouve une solution en se tournant vers un homme providentiel cherche une solution en se tournant vers un homme président providentiel « perplexe  ou désintéressé » :  ?

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