4 - Le Canard enchaîné/François Fillon : de quel côté se trouve la turpitude ?

Publié le par François Champel

Du côté de l’accusé, François Fillon, on peut songer à différentes désignations, certes pas très flatteuses  - qui correspondent, on ne sait, à une réalité ou une affabulation totale ou partielle… mais on ne saurait l’accuser de « turpitude »

Donc, si « turpitude » il y a, elle ne pourrait que conserner le Canard enchaîné… Mais, de son côté, y a t-il vraiment lieu de parler de « turpitude » ? Chacun a tendance à juger d’après ses impressions, ses préférences personnelles et aussi, à peu près toujours,  d’après le respect - peut-être surfait… - inspiré par un grand hebdomadaire, qui, au cours de l’histoire ancienne et récente, a dénoncé bien des scandales réels… Certes, avec un organe de presse, porteur d’un tel  passé, il faut y regarder à deux fois avant de le mettre en cause… Mais le passé est-il garant du présent et de l’avenir ? Et, dans l’histoire de toute réalité vivante, ne constate-t-on pas des évolutions tantôt favorables, tantôt défavorables ? D’autant plus qu’en l’occurrence, l’équipe des journalistes - et de leurs informateurs…  - qui baignent dans une réalité sociale, qui a beaucoup évoluée depuis quelques décennies - ne sont plus ceux d’autrefois… Aussi, là comme ailleurs, laissons aux vestiaires la passion et les couteaux et essayons de réfléchir sans idée préconçue et avec objectivité… Ce, en partant des faits et des évidences.

Pour juger le Canard enchaîné, dans une démarche analogue à celle de la règle de la  présomption d’innocence (règle si souvent citée, mais aussi fréquemment violée - y compris, bien sûr, dans la dite «affaire François Fillon »]), essayons d’abord de discerner ses possibles motivations positives… Quitte à s’interroger ensuite sur la possibilité d’intentions peut-êtremoins nobles…

Le canard peut prétendre parler au nom de son objectivité, de son désintéressement politique… et financier…  de son amour désintéressé de la Vérité, de son respect du débat démocratique et de tout autre « valeur » dont, lui seul, est conscient… Je ne chercherai pas à discuter de tout cela… Ce n’est pas le lieu… Ce serait inutile et chacun peut se faire lui-même son opinion…

Par contre, en se basant sur certains faits évidents, il est possible de se poser quelques questions. quelques faits, donnent peut-être à réfléchir… je ferai seulement quelques remarques …

  • D’abord un fait : celui de l’égrènement hebdomadaire de nouvelles informations. Outre l’avantage financier et celui du possible accroissement de la notoriété du journal - éléments qu’il ne faudrait quand même pas oublier – on peut craindre qu’il s’agisse là d’une technique minutieusement étudiée (type marketing), dont le but consiste huit (Pourquoi les journalistes seraient-ils plus honnêtes que les hommes d’affaires ?) (

Ensuite d’autres faits bien plus importants :

  • les sources des informations sont cachées : obtenues sans doute par des gens qui, pour diverses raisons,  violent le secret, auquel ils sont tenus par leur fonctions.  Dans la mesure - très possible et même très probable... - où ce serait effectivement le cas, on serait conduit à considérer ceux qui les utilisent - à commencer par le canard lui-même – comme de véritables receleurs, et en fait en complices - certes en complices inconscients mais en complice quand même...)
  • l’intention évidente d’impressionner le public est totalement contradictoire avec l’ambition d’objectivité,
  • le matraquage d’informations sur un homme et sur son épouse a quelque chose d’indigne  (et de cruel en ce qui concerne Pénélope…) Là-dedans où est la vertu ?
  • Fait le plus évident et le plus convaincant : les révélations interviennent - comme par hasard ! – au moment le plus minutieusement choisi pour troubler la campagne électorale…
  • La campagne porte sur le compétiteur de loin le plus dangereux pour ses adversaires… (Pourquoi porte-t-il sur celui-là ? et non pas sur tel ou tel autre - par exemple sur Marine Le Pen qui a pourtant de très sérieux ennuis avec la justice… La réponse est évidemment simple : de toute façon cette dame sera présente au premier tour, et éliminée au second.) Comme le risque  - à peu près certain pour la gauche – dans des conditions démocratiques normales, était d'assister à un duel Marine Le Pen – Fillon, il s’agissait de tout faire pour remplacer François Fillon dans ce rôle  - et pour le donner à un homme de gauche ou d’extrême gauche Comme le combat parfaitement démocratique ne permettait apparemment pas d’atteindre un tel but, la seule solution possible était de se livrer à une campagne déloyale)
  • Pourquoi attaquer François Fillon (qui probablement dans cette affaire n’est pas totalement blanc… Mais qui l’est dans ce milieu ? - dans ce milieu est ailleurs !) et non pas beaucoup d'autres politiciens - dont la quasi-totalité s’est comportée comme lui, ou d’une manière infiniment plus coupable ?
  • Dans sa méthode pour convaincre, le canard mise non pas sur la froide raison des citoyens, mais sur le ressort facile de leur hostilité à l’égard des élites politiques… (Il faut une victime expiatoire, le canard le leur a fourni ; elle en a fait le bouc émissaire des anomalies infiniment regrettables de la classe politique française…)

Au total avec un tel  comportement, si des doutes légitimes persistent sur certains points importants - mais relativement secondaires, on peut affirmer que

le canard a commis la plus grosse faute possible dans une démocratie : celle de saboter le débat loyal fondé sur la raison, qui constitue la base la plus solide de son fonctionnement.

Comment peut-on ne pas le comprendre ? Sinon parce que, jusque-là, la passion, la partialité, et la naïveté de beaucoup, (soutenues par  la caisse de résonance de trop médias, qui ont trouvé là une excellente occasion de parler indéfiniment  et de plaire à leurs auditeurs...) l'a emporté sur la raison ? La question est : combien de temps  cela va-t-il encore durer ?

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« Tout à-fait d’accord » : aaa ;   « dans l’ensemble, d’accord » ; aa ;      assez d’accord :    a

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qui vous permettra d’ailleurs, si vous le souhaitez, de faire vos commentaires personnels…  

 MERCI !

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Saint Jean Pied de Port...

Saint Jean Pied de Port...

Publié dans Politique, affaire Fillon

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