9 - "Affaire Fillon »: y a-t-il eu complot ?

Publié le par François Champel

Tant que rien n'à été prouvé - et cela n'arrivera sans doute jamais… – Il est impossible d'affirmer avec certitude qu'il y ait eu complot... Par contre, une réflexion logique fondée sur les faits permet de le penser... Et ce d'une manière tellement convaincante - ou même évidente… – qu'on a presque honte de faire une démonstration rigoureuse d'une quasi-évidence... Pourtant, puisque tout le monde semble ne pas s'en rendre compte, il faut bien procéder à cet exercice

Les réflexions apportées dans les articles précédents vont déjà largement dans ce sens. On ne les répétera pas ici. On se contentera seulement de citer quelques arguments particulièrement frappants. Dont l'ensemble permet de faire une analyse parfaitement compréhensible par chacun...

1°) Le candidat qui a fait l'objet des informations (vraies ou fausses, bien ou mal interprétées...) paraissait à peu près imbattable au moment du lancement de l'attaque. Dans ces conditions, il était bien compréhensible que certains de ses adversaires s'en prennent durement à lui...

2°) De son côté, la gauche, déjà profondément ébranlée par le septennat Hollande, était très profondément divisée, si bien qu'elle ne pouvait proposer un véritable  programme de gouvernement et, à partir de là, discuter d'égal à égal avec l'adversaire désigné à droite... Certes elle pouvait attaquer ce programme sur certains points particuliers très impopulaires, mais cela constituait en réalité une position défensive et ne permettait pas d'alimenter deux mois de campagne contradictoire...Dès lors, puisqu''une bataille à la loyale paraissait très difficile - voire impossible et condamnée à l'échec - il fallait trouver un autre terrain de combat. Lequel ? C'est évident : celui d'un "combat à la déloyale" si possible poussé  à ses limites extrêmes...(comme on sait le faire dans le monde politique – et ailleurs... –)

Ici une remarque s'impose : il ne faudrait pas que ce raisonnement mette en cause l'ensemble de la gauche ou une partie significative de cette tendance... Car on n'a aucune raison de penser que la majorité des hommes politiques soient capables de d'adopter de telles méthodes aussi basses... (Tout au plus, c'est bien naturel, beaucoup risquent de ne pas trop se désoler d'un coup - fût-il irrégulier  - porté contre leurs adversaires..). Par contre, autant on a à se montrer prudent à l'égard des accusations portées contre le grand nombre, autant il serait naïf d'exclure qu'elle ne puissent concerner quelque petite équipe de fanatiques peu scrupuleux... Toute l'observation de l'histoire milite en ce sens - par exemple - même si on se trouve dans un cas apparemment moins grave, le comportement des miliciens au cours de la deuxième guerre mondiale - dont d'ailleurs, certains étaient d'anciens socialistes connus...)

3°) Le coup est si bien monté - si l'on peut dire… – notamment par le choix de la date de l'offensive et l'échelonnement hebdomadaire  des informations, qu'il est difficile d'écarter l'hypothèse d'une affaire soigneusement préparée...

4°) un autre argument de poids en faveur de la probabilité du complot, consiste dans le rapport avantages-risques. L'avantage politique - et pour certains peut-être psychologiques...- pour les protagonistes est trop évident pour qu'on ait besoin d'insister sur son importance. Par contre, compte tenu du secret qui entoure l'affaire (cf. la protection des sources") et de la complexité des faits, il y a toute raison de penser  qu'un comportement coupable ne présente aucun risque d'être jamais sanctionné par la justice (dont, par ailleurs, on connaît la lenteur du à l'absence de ses moyens budgétaires...) Aussi peut-on dire que le coup supposé présente le cas idéal... Dès lors, lorsqu'on connaît la situation décrite ici et la passion d'un certain nombre de fanatiques dans le domaine de la politique - et la malhonnêteté d'une minorité d'entre eux... -  comment pourrait-on ne pas penser qu'une telle occasion ne soit pas saisie par quelques-uns?

Conclusion : si en toute honnêteté intellectuelle, il n'est pas possible  de conclure à l'existence certaine d'un coup monté, cette hypothèse paraît étonnamment claire et convaincante. Il appartient à chacun de juger selon ses lumières personnelles - et, le cas échéant en fonction de  ses préférences partisanes... Quant à l'origine du coup, une responsabilité de la gauche dans son ensemble - ou de telle ou telle de ses tendances - paraît très peu probable... Par contre l'action d'une petite équipe cachée paraît extrêmement vraisemblable...

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Publié dans Politique, affaire Fillon

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