3 - Affaire Fillon une certaine à analogie (instructive) avec l'affaire Dreyfus...

Publié le par François Champel

  

Où un précédent historique qui donne à réfléchir…

TPourquoi se référer à l’affaire Dreyfus ? Certainement pas pour comparer François Fillon a Dreyfus (là n’est pas la question !) mais parce qu’une certaine analogie - évidente - offre l’avantage, sur un cas connu et certain, de mieux comprendre le processus-type du déroulement d’un scandale public tel que celui qui actuellement (du moins en apparence...)  tourne autour de la personne de François Fillon…

  1. Quelles sont mes motivations ? On l’a compris, ce n’est ni la défense François Fillon, ni celle de la droite… (Encore - je l’avoue franchement - que des effets positifs de ce côté-là ne seraient pas pour me déplaire…). Mon intention est d’apporter ma modeste contribution à trois objectifs bien plus généraux : 1°) le rétablissement d’un débat démocratique, aujourd’hui très gravement battu en brèche , sur une question essentielle pour l’avenir de notre pays dans les cinq années à venir, 2°) élever le degré de conscience intellectuelle et politique d’une population que beaucoup tentent d’asservir par des procédés peut-être contestables, 3°) provoquer une réflexion la plus large possible sur les problèmes de société… (Et sur l’homme lui-même…)
  2. Une conviction : face à des dénonciations, dont le bien-fondé est impossible à connaître avec sûreté, il existe une méthode rationnelle et précise (qui, hélas, n’a jamais été théorisée…) permettant d’aboutir à une opinion pratiquement certaine… Cette méthode suppose cinq conditions : 1°) une information minimum portant sur quelques faits incontestables, relatifs à l’affaire en question, 2°) une vraie connaissance de l’être humain (à la fois dans ses caractéristiques communes et dans l’infinie variété de ses motivations et comportements possibles…), 3°) bien sûr, une capacité de réflexion et d’analyse, 4°) un travail acharné - passionné –  pour comprendre, 5°) une intention droite, destinée à découvrir la vérité, quelle qu’elle soit, favorable ou défavorable aux préférences auxquels on se trouve  soumis…           À tort ou à raison, je crois satisfaire à ces cinq conditions et je constate que leur respect et leur la mise en œuvre aboutit, pour moi, à une certitude pratique pour juger sainement des tenants et aboutissants soulevés par ce que l’on appelle « l’affaire Fillon ».
  3. Voici, à titre de première démarche préalable, la formulation de questions logiques concernant cette affaire (comme d’ailleurs toute autre affaire). (La réponse à ces questions pour le cas particulier étudié découlera des articles des jours prochains.) Éclairé par ce que nous savons aujourd’hui de cette affaire  très célèbre, vieille de plus d’un siècle, le  lecteur informé pourra commencer – s’il ne l’a déjà fait… - à prendre une position prudente sur la question actuellement soulevée… (Et il pourra, en même temps se demander quelles sont peut-être les réponses possibles dans le cas de « l’affaire Fillon »…) Ainsi, à ce stade, il n’aboutira pas encore à une certitude, mais il sera mis sur le chemin de la démarche qui  y conduit… Peut-être – selon  son degré d’intelligence et d’ouverture d’esprit - les articles qui suivront dans les prochains jours feront-t-ils  le reste…
  4.  
  5. Les questions :

                       Quels sont les faits connus avec certitude ?

De quels milieux sociaux ou politiques émanent ces accusations ?

Quelles sont les motivations cachées possibles des dénonciateurs ?

Quelles sont les preuves ?

Ces preuves sont-elles vraiment de vraies preuves ? (Pourraient-elles être truquées ? (Ce, en choisissant parmi les nombreux procédés possibles, des méthodes soit grossières - par exemple la fabrication d’un faux… - soit, au contraire, plus élaborées - par exemple en mélangeant des informations fausses et justes…

Sur quels ressorts psychologiques ou sociaux - conscients ou inconscients… - les accusateurs agissent-ils pour rendre leur message crédible – et si possible d’une évidence apparente ? (Par exemple, autrefois l’antisémitisme… et aujourd’hui, peut-être, un sentiment - bien compréhensible - d’hostilité aux élites politiques)

Quels sont pour les accusateurs le rapport avantages/risques ? (Avantages politiques, psychologiques, financiers,  de notoriété etc., contre, par exemple, un risque limité à la seule possibilité d’une condamnation par la justice (!)

Les accusateurs procèdent-ils à visage découvert et par des moyens de nature à permettre la contestation des accusations ?

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Vous qui connaissez très bien où - très mal… –  les hommes, estimez-vous raisonnable de penser a priori que les redresseurs de torts sont aussi honnêtes que vous le supposez ? (Connaissez-vous la noirceur de tant d’hommes de pouvoir - petits ou grands… - qui, au cours de l’histoire, se sont révélées et sévissent encore chaque jour dans le monde entier ? Vous qui, dans les années 40,  avez connu les horreurs  de la milice, commises par des gens apparemment très honorables, ne croyez-vous pas qu’il y ait lieu d’être prudents ?

D’autres questions peuvent être posées, mais, pour le citoyen concerné, celles qui comptent finalement, sont les deux suivantes :

1°) « compte tenu des réponses apportées à chacune des questions précédentes, est-il raisonnable pour moi de prendre pour argent comptant les informations reçues ? (Y a-t-il des raisons de penser - suprême naïveté ! – que les hommes aujourd'hui seraient tous meilleurs qu'hier ? Et qu'on doive leur faire confiance les yeux fermés? Même - et surtout ! - si leurs "révélations" vont dans le sens de nos positions conscientes ou conscientes? Doit-on penser qu'il soit impossible qu'ils mentent? (Pourtant c'est ce que semblent penser beaucoup de gens impressionnés par les informations égrenées chaque jour !

2°)  est-ce que par hasard - comme cela s’est toujours produit et se produit encore à longueur de journées ! – notamment à la télévision - je ne pourrais pas être victime à la fois de la propagande cachée et de ma naïveté ?

2°)  « Si je me suis laissé impressionner à tort par les accusations portées (chose tout à fait normale ! (et à laquelle, comme la plupart des gens honnêtes, l’auteur de cet article avoue s’être un moment laissé faire  prendre ! …), dois-je persister dans mon erreur ?   Ou, fuyant peut-être l’attitude de la partialité - et finalement de la sottise ! – ne dois-je pas choisir le camp de la lucidité ? Dois-je bêler avec les autres moutons du troupeau ? Ou en sortir ? En bon citoyen, en m’efforçant d’entraîner quelques autres personnes à ma suite – et si possible le maximum ! En un mot, suis-je un citoyen intelligent et conscient ?  Tout cela, bien sûr, sans tomber dans  la position simpliste, dans laquelle tout serait noir... ou blanc... Et sans faire une estimation judicieuse de l'importance réelle des faits relatés par rapport aux très grand enjeu de la capacité à conduire le destin de notre pays )

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Bien des questions ont été posées, auxquelles on n’a pas donné ici de réponses… Cependant les articles qui vont suivre apporteront-t-ils sans doute des éléments supplémentaires d’appréciation…

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Si vous le voulez, en moins de 10 secondes, vous pouvez exprimer votre réaction

Vous pouvez le faire en utilisant les lettres « a » en cas d’accord, ou « d » en cas de désaccord (ou encore le point d’interrogation (« ? ») dans le cas de perplexité ou d’indifférence…).

Cela, selon les conventions suivantes :

« Tout à-fait d’accord » : aaa ;   « dans l’ensemble, d’accord » ; aa ;      assez d’accord :    a

« En total désaccord » :  ddd ;  « surtout en désaccord » :   dd ;   « plutôt en désaccord » :  d

« perplexe  ou désintéressé » :  ?

Et ensuite d’aller à la dernière ligne de l’écran

qui vous permettra d’ailleurs, si vous le souhaitez, de faire vos commentaires personnels…  

 MERCI !

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3 - Affaire Fillon une certaine à analogie (instructive) avec l'affaire Dreyfus...

Publié dans Politique, affaire Fillon

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