5 - « Affaire Fillon » : malhonnêteté ? Mensonge ?

Publié le par François Champel

titre : « Affaire Fillon » : malhonnêteté ? Mensonge ?

Sous-titre : une analyse logique et objective d’une situation plus complexe qu’on ne le pense…

Malheureusement, ce qui intéresse surtout les français et les commentateurs politiques, c’est d’abord et avant tout, l’évolution du psychodrame national tournant autour de l’affaire Fillon : que disent les nouveaux sondages ? Sa  côte de popularité va-t-elle remonter ? Ou bien sera-t-il contraint de renoncer ? Et dans ce cas, quand ?      Jusqu’à quel point est allée « son évidente malhonnêteté » ? Comment se voyait-t-il lui-même quand il affirmait sa parfaite probité ? Était-ce de l’inconscience ou du mensonge ?

Toutes ces questions, il est naturel que chacun se les pose… Mais il faut reconnaître qu’elles ont une importance très inégale : les premières se situent au niveau du commérage ou d’une vaine curiosité … Par contre, les deux dernières ont un caractère beaucoup plus sérieux. C’est donc que sur elles qu’il faut se pencher… Ce, en évitant le simplisme auquel, sans nous en rendre compte, nous sommes tous soumis… Donc en nous efforçant de réfléchir sur chacune des parties de la question posée ici… (Qui n’est d’ailleurs pas, loin de la ! l’aspect qui mérite le maximum d’attention…)

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« L’évidente malhonnêteté » ? : la malhonnêteté peut s’entendre dans trois sens : 1°)  celui du respect effectif des règles de bonne utilisation du bien d’autrui (et, dans le cas particulier, de celui qui nous est confié par l’État), 2°) celui du respect de ce que devraient être les règles d’usage des biens, 3°) celui de l’intention de la personne concernée… C’est dire que la réponse à cette question se pose sur trois plans : celui de la légalité, celui de l’éthique et celui de la psychologie. Il en résulte que, contrairement à la manière dont chacun est tenté de répondre, on ne peut donner une réponse simple à la question de l’honnêteté… (cela revient à dire ici 1°) que l’adjectif « évident » n’est pas justifié… 2°) que pour répondre correctement à la question, il faudrait donner, non pas une réponse unique, mais trois - qui peuvent être différentes ou semblables (3 « oui », ou 3 « non » ; ou 2 « oui » et 1 « non » ; ou 1 « oui » et 2 « non » - ceux-ci, de plus, en plaçant les réponses dans des ordres différents !)

Pour trois raisons (la longueur de la discussion, une connaissance insuffisante des faits - notamment en ce qui concerne l’épouse Pénélope – la complexité de la psychologie humaine…) je n’essayerai pas de répondre à ces trois questions  [égalité, éthique, psychologie] Sauf à celle qui n’implique ni la connaissance parfaite des faits eux-mêmes, ni les profondeurs de la psychologie humaine particulière à laquelle on a affaire… À cette question [d’ordre étique ] : je réponds résolument « non » : l’attitude de François Fillon ne répond pas à ce critère…  (Je crois d’ailleurs que, dans son excuse aux français, il l’a implicitement reconnu…) Concernant les deux autres questions, ne disposant que d’impressions personnelles, je m’abstiens de juger… Et ce d’autant plus que la situation est en réalité plus compliquée que ce que je viens de dire… (notamment parce que « le respect des règles établies » peut s’entendre dans le sens de respect des lois, ou dans celui usages communément admis dans le milieu immédiatement environnant…)

De cette complexité de la question, on peut déduire qu’un jugement sans nuances ne correspond pas à la simple raison…

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L’affirmation d’honnêteté de François Fillon relevait-elle de l’inconscience ? ou du mensonge ?

« Du mensonge » : je ne crois pas, car un homme politique de son expérience serait très probablement conscient du risque que cela implique (d’autant plus qu’on peut penser que si  l’imprudente affirmation de son honnêteté pouvait contribuer à sa popularité, à côté de son travail et de son programme, elle n’aurait pas constitué un moyen essentiel…)

Par contre « l’inconscience » est la raison qui me paraît la plus convaincante : en raison 1°) de la coupure de l’homme politique par rapport à la masse des citoyens ordinaires, qui vivent de tout autre réalité, 2°) de l’inconscience généralisée  de l’immense majorité des élus de notre pays…)

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Conclusion pratique : chacun a le droit d’avoir ses impressions personnelles, mais nul ne peut porter un jugement définitif et certain quant à l’honnêteté  et à la sincérité de la personne incriminée. Aussi, comme nous vivons en France,  dans un pays qui se dit respectueux des grands principes - notamment de celui de la présomption d’innocence… - évitons de faire caisse de résonance autour d’informations ou de pseudo-information distillées par une classe médiatique intéressée par le la persistance d’une affaire qui, pour des raisons d’audience, de notoriété (ou d’intérêts financiers…)  en arrange beaucoup…

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Il y aurait encore beaucoup de choses à dire - encore bien plus convaincantes et plus inquiétant- sur cette fameuse- « affaire Fillon » (qu’on devrait appeler d’un autre nom que l’on proposera plus loin…)

Dès demain, à 18h15,  comme chaque jour pendant environ une semaine, sera mis à votre disposition la suite de ma réflexion.                  Donc, si vous le voulez bien, à demain !

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Si vous le voulez, en moins de 10 secondes, vous pouvez exprimer votre réaction

Vous pouvez le faire en utilisant les lettres « a » en cas d’accord, ou « d » en cas de désaccord (ou encore le point d’interrogation (« ? ») dans le cas de perplexité ou d’indifférence…).

Cela, selon les conventions suivantes :

« Tout à-fait d’accord » : aaa ;   « dans l’ensemble, d’accord » ; aa ;      assez d’accord :    a

« En total désaccord » :  ddd ;  « surtout en désaccord » :   dd ;   « plutôt en désaccord » :  d

« perplexe  ou désintéressé » :  ?

Et ensuite d’aller à la dernière ligne de l’écran

qui vous permettra d’ailleurs, si vous le souhaitez, de faire vos commentaires personnels…  

 MERCI !

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Publié dans Politique, affaire Fillon

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